Réduire, recycler et valoriser nos déchets

Vue générale de bacs de stockage sur le site d'Osilub à Gonfreville l'Orcher, en France

Produire moins de déchets, développer des solutions pour les traiter et les valoriser, et préparer la fin de vie de nos produits… Tels sont les axes de travail que Total s’est fixé et qui doivent concourir à la réduction de son empreinte environnementale.

Nous mobilisons tout notre savoir-faire pour générer moins de déchets. Dans le domaine de la pétrochimie, par exemple, nos équipes développent des polyoléfines (plastiques) de plus en plus performantes. Elles permettent par exemple la production d’emballages plus fins, nécessitant moins de matière et générant donc moins de déchets. La mise au point de produits biodégradables (à l’image des lubrifiants des gammes Total Biohydran et Chainbio) fait également partie de nos préoccupations.

Nous développons en parallèle des solutions innovantes pour recycler et valoriser les déchets inévitables. En France, une filière originale de traitement des huiles usées est en phase finale de construction à proximité du Havre.

Conçue en association avec Veolia Environnement, Osilub sera en mesure de produire annuellement 120 000 tonnes d’huiles de base régénérées.

Dans plusieurs pays d’Afrique, nous avons mis en place une filière (appelée Ecolub) de collecte et de valorisation d’huiles usées. Après traitement, ces huiles sont incorporées aux fiouls lourds pour être transformées en combustible, vendu à des clients locaux.

À Gonfreville-l’Orcher (France), notre filiale Normanplast fabrique chaque année plus de 30 millions de bidons de lubrifiants. En 2010, 290 tonnes de polyéthylène haute densité (PEHD) recyclé ont été introduites dans le cycle de production, soit 15 % de la matière utilisée pour chaque bidon. Notre investissement dans une nouvelle machine d’extrusion va permettre de porter cette part à 60 %. 600 tonnes de PEHD vont ainsi être utilisées par Normanplast.

Quand le plastique redevient pétrole

En mars 2011, Total Energy Ventures est entrée au capital d’Agilyx. Cette start-up américaine a mis au point un procédé innovant permettant de convertir des plastiques usagés en pétrole brut. La première unité de production, d’une capacité de l’ordre de 10 tonnes de plastiques par jour, est d’ores et déjà en service. Cette voie de valorisation des plastiques en fin de vie se substitue notamment à leur enfouissement.

Focus : le traitement des déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE)

La plupart des équipements informatiques et de télécommunications contiennent des métaux précieux, de l’aluminium, des métaux ferreux, du cuivre. Beaucoup d’entre eux comportent également des substances dangereuses pour la santé ou pour l’environnement comme le plomb, le cadmium, le mercure et des composés halogénés, etc.

Les équipements mis au rebut doivent donc faire l’objet de traitements spécifiques visant à :

  • protéger la santé humaine et l’environnement ;
  • maximiser leur réutilisation ;
  • minimiser les déchets.

Début 2010, nous avons défini, dans une recommandation applicable dans l’ensemble du Groupe, les principes devant être suivis dans le traitement des DEEE. Cette recommandation explicite nos exigences en ce domaine, partout dans le monde, au-delà des obligations légales et réglementaires locales.

Cette recommandation est assortie d'un guide pratique et d'un cahier des charges type. Ces documents sont à la disposition de tous (collaborateurs, prestataires, etc.)

Exiger la traçabilité

La question de la traçabilité de nos déchets est essentielle. Conformément à la législation existante, nos déchets dangereux sont transportés et traités par des partenaires extérieurs spécialisés. Dans les pays qui en font la demande, nous transmettons régulièrement aux autorités publiques le reporting que nous réalisons, notamment en termes de classification des déchets et d’identification des traitements effectués. Nous travaillons à améliorer ce reporting en permanence.

Mutualiser les efforts, via des partenariats

La question du traitement des déchets est complexe. Pour agir plus efficacement, nous cherchons, partout où cela est possible, à mutualiser les efforts et les investissements. Notre action dans ce domaine s’organise donc en partenariat avec d’autres acteurs : industriels, institutionnels, associatifs, etc.

En Europe, Total Petrochemicals soutient activement des initiatives de valorisation des déchets via des partenariats avec Valorplast en France, Plarebel et Val-I-Pac en Belgique et Cicloplast en Espagne, pour recycler les déchets d’emballages. L'entreprise participe également à des opérations de sensibilisation auprès du grand public (programme « Vacances propres » en France, par exemple).

Dans plusieurs pays africains (Maroc, Cameroun, Gabon), nous intervenons dans le cadre de conventions entre pétroliers et cimentiers portant sur le développement d’une filière de recyclage des huiles usagées. Collectées dans les stations-service, elles sont valorisées sous forme de combustible dans les cimenteries.

Dans le domaine du solaire, Total a rejoint, en 2009, l’association PV Cycle qui regroupe la majeure partie des industriels européens du solaire photovoltaïque. Son but : mettre en place une filière européenne de recyclage des panneaux solaires.

Contribuer à l’émergence de filières structurées de gestion de déchets

Dans certains pays, les infrastructures de traitement des déchets sont insuffisantes, voire inexistantes.

Nos efforts se concentrent alors sur :

  • la mutualisation des ressources entre industriels pour créer des filières de traitement ;
  • la mise en place de dispositifs adaptés, tels que des déchetteries intégrées aux centres de production.

Au Gabon, par exemple, nous avons développé un projet pilote de gestion mutualisée des déchets de nos différentes activités. Les déchets dangereux non traitables localement sont regroupés et expédiés en France, pour élimination dans le cadre de la Convention de Bâle, qui réglemente les mouvements transfrontières de déchets dangereux. Les huiles usées sont quant à elles collectées et traitées via une filière agréée que nous avons créée.

Le retour d’expérience de ce projet permettra de mieux cerner les options efficaces, pouvant être reproduites dans d’autres pays.

Serepca : un démantèlement exemplaire

Le démantèlement de la barge de stockage Serepca (ancrée dans les eaux camerounaises) a commencé par le nettoyage des cuves. Les sédiments récupérés ont été ramenés à terre et traités localement, dans une cimenterie du Groupe Lafarge. Les équipes de Total et de Sita ont ensuite acheminé les polluants vers l’Europe, et la carcasse vers le chantier de démolition de Jiangyin (Chine). Ces transferts se sont déroulés dans le cadre de la Convention de Bâle. Le chantier de démolition de Jiangyin a été choisi parce qu’il répondait à nos critères : références probantes, certifications reconnues (ISO 14001, OSHAS 18001, etc.) et respect des standards européens, notamment en matière de désamiantage. Les treize ONG de la Platform on Shipbreaking1 ont suivi avec attention les différentes étapes de ce projet, achevé fin 2009.

1 Ce groupement, créé en 2005, est reconnu aujourd’hui comme la principale organisation spécialisée sur la question de la fin de vie des navires. Il réunit des ONG issues tant des pays développés que de l’Inde ou du Bangladesh, où sont implantés de nombreux chantiers de démantèlement (www.shipbreakingplatform.org).

  • L'environnement en offshore

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    Préserver la qualité de l'eau et de l'air des effets potentiels de ses activités est un objectif majeur pour Total.

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  • Offshore profond : biodiversité